FREXIT

Voici quelques raisons pour aller voter en 2019 surtout si vous êtes opposé à la politique de l’UE.

1. Le Britannique Nigel Farage et son parti – UKIP – avait réussi une percée aux élections européennes de 2009 au Royaume-Uni, ce qui a prouvé que les élections européennes sont les SEULES élections qui peuvent offrir une tribune et une notoriété internationales à une force politique anti-européenne entièrement nouvelle, dont le programme consiste à proposer aux électeurs de sortir de l’UE.

2. Parce que les élections européennes sont aussi les seules élections qui ont lieu en 1 seul tour, et à la proportionnelle intégrale. Ce sont donc les seules élections qui peuvent échapper au clivage droite-gauche et aux alliances politicardes de premier et de second tour.

3. Parce que toute l’histoire électorale, en France et ailleurs, prouve que l’on peut très bien participer aux consultations, élections ou institutions d’un régime politique que l’on condamne et dont on veut la chute

Intuitivement, vous sentez que l’Union européenne et l’euro ne fonctionnent pas et qu’ils nous entraînent vers le désastre. Pourtant, vous craignez d’en sortir, car des « pseudo experts » évidement tous PRO-EUROPEENS — qui se sont toujours trompés sur tout — tentent constamment de vous en dissuader en prophétisant l’apocalypse.

Les traitées de l’UE ont été écrite par l’oligarchie et pour faire primer les intérêts de l’oligarchie financière et industrielle.

 

Les traitées de l’UE, le TUE et le TFUE, nous imposent le néo-libéralisme.

Le terme de néolibéralisme est utilisé pour désigner les politiques :

de Margaret Thatcher (Royaume-Uni) et de Ronald Reagan (Etats-Unis) dans les années 1980, des instances internationales comme le Fonds Monétaire International (FMI), l’Organisation Mondiale du Commerce, la Banque Mondiale, de l’Union européenne.

Le néolibéralisme se caractérise:

  • par une limitation du rôle de l’État en matière économique, sociale et juridique
  • accroissement des inégalités sociales et de la précarité;
  • suppression de la souveraineté nationale;
  • frein au développement économique des pays les plus pauvres;
  • transformation de l’homme en marchandise
  • par une instauration et valorisation de l’individualisme

Les chantres de cette idéologie sont, Margaret Thatcher et Ronald Reagan, qui ont mis en pratique ces théories dans les années 1980. Il s’agit d’une idéologie qui défend la privatisation du secteur public et la limitation de l’intervention de l’État dans le système économique au profit du secteur privé.

L’UPR le seul parti politique qui prône le Frexit depuis plus de dix ans et qui c’est pris le temps pour analyser, dans les détails, le TUE et le TFUE. Sachez que les journalistes n’en parlent jamais des articles des traitées européens soit disant que c’est « trop complique ».

Quand on veut combattre un mal il faut connaître les causes!

L’UPR à fait un énorme travail de pédagogie politique et voici la « traduction » en langage compréhensible de quelques articles des traites européens:

Services publics démantelés : Articles 106 du TFUE

Si nos élites bradent le patrimoine public national, ce n’est pas parce que la France est trop endettée.
Non, si les services publics sont démantelés, c’est parce que nous y sommes contraints par l’article 106 du TFUE, qui sert les intérêts des grands groupes privés.

Un exemple:

Privatisation de l’aéroport de Toulouse :
l’actionnaire chinois « vide les caisses »

CASIL Europe a versé 27 millions d’euros de dividendes, dont 16,5 millions d’euros pris sur les réserves.

Source : l’Obs (15 novembre)

La privatisation des services publics est à l’œuvre (art. 106 du TFUE), même si cela implique de brader un aéroport public à des escrocs. Ceux-ci se contentent de piller l’entreprise à court terme, sans aucune ambition de développement durable. C’est un capitalisme de prédation, béni par le ministre de l’Économie et des Finances de l’époque : un certain Emmanuel Macron.

Désindustrialisation accélérée : Article 32 et 63 du TFUE

FERMETURE DES HAUTS-FOURNEAUX DE FLORANGE : FRANÇOIS ASSELINEAU RAPPELLE QUE CE SONT LES TRAITÉS EUROPÉENS QUI ONT RENDU POSSIBLE LE DÉMEMBREMENT D’ARCELOR PAR MITTAL
Savez-vous que les délocalisations industrielles dont souffre tellement la France trouvent leurs origines dans les traités européens ?
Inexistantes avant le traité de Maastricht en 1992, les délocalisations ont explosé sous l’effet de la libre circulation des capitaux, des marchandises et des services, inscrite aujourd’hui dans les articles 32 et 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Cette politique libérale, avalisée par la gauche et la droite, est l’une des causes directes du chômage. Prétendre vouloir lutter contre les délocalisations tout en acceptant les traités européens relève de l’escroquerie politique.

Protection sociale attaquée : Article 121 du TFUE

Savez-vous que notre politique économique et sociale est décidée par Bruxelles, et que les élections en France ne peuvent plus la modifier ?
L’article 121 du TFUE donne le pouvoir au Conseil de l’Union européenne, sur proposition exclusive de la Commission européenne, de fixer les «grandes orientations des politiques économiques» (GOPÉ) de chaque État. La « loi Macron » ou la « loi El Khomri » — qui démantèlent notre droit du travail et précarisent toute la société —sont tout bonnement dictées par Bruxelles. Nos soi-disant « dirigeants » ne sont en fait que les exécutants des politiques imposées par l’Union européenne !

Santé subordonnée au profit: Article 168 et 169

Les articles 168 et 169 du TFUE donnent la priorité à la loi de l’argent sur les impératifs de la santé humaine.

Quel modèle social européen ?

Les dirigeants européens aiment à rappeler leur attachement au « modèle social européen » auquel, en général, ils n’ont pas contribué. Mais, imperceptiblement, ils le modifient de fond en comble.

« Privatiser la sécurité sociale, c’est condamner l’ensemble des mécanismes de solidarité collective dans nos pays. C’est aussi laisser le champs libre aux logiques de capitalisation en lieu et place de la solidarité entre les générations, entre les malades et bien-portants… »

Le marché de la santé est juteux ! Il fait saliver les capitalistes depuis plusieurs décennies qui n’ont de cesse d’agir pour casser le service public de la santé.
Leurs avancées sont considérables. La régression pour les patients et les personnels est catastrophique.

La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne => GOPE. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

Dans les années 1960-1970, tous les investissements hospitaliers étaient financés par les circuits publics ou semi-publics : subventions de l’État, des départements, parfois des communes, prêt sans intérêt de la Sécurité sociale. A cette époque, l’hôpital public était capable d’autofinancer le reliquat. La grande loi Robert Debré (qui créa les CHU en 1959) et la construction-rénovation des hôpitaux publics et leur maillage furent financés ainsi sans problème.

Depuis les années 1980-1990, les hôpitaux publics sont contraints d’avoir recours aux marchés financiers, c’est-à-dire aux banques pour obtenir des prêts avec intérêts. Les subventions sont devenues marginales, lorsqu’elles existent. Le résultat a été éloquent : l’affaire Dexia et ses emprunts toxiques et le déficit quasi général des hôpitaux. La FHF (Fédération hospitalière de France), plutôt réformiste et collaborationniste, l’évalue à 1,5 milliard d’euros en 2017.
source : http://www.frontsyndical-classe.org/2018/05/le-plan-de-macron-et-de-l-ue-pour-detruire-l-hopital-public.html

On estime que l’hôpital public est incapable d’assurer ses « fonctions supports » : restauration, blanchisserie, maintenance, sécurité, voire laboratoire. Tous ces services autrefois très bien assurés par l’hôpital public sont bradés au secteur privé qui en fait son fromage au détriment de la qualité du service rendu et de la Sécurité sociale.

Le démantèlement de la Sécurité sociale par la diminution des cotisations et leur remplacement progressif par la fiscalisation.

Le PLFSS 2018 prévoit des baisses substantielles et scandaleuses de cotisations patronales qui atteindront 65 milliards d’euros en 2018 et 85 milliards en 2019, au nom de la « libération des entreprises » comme le claironne Pierre Gattaz et le Medef.

Comme on le voit, le capitalisme néolibéral marchandise tout, même les biens les plus communs comme la santé ! Demain ce seront la Sécurité sociale, les fonctions publiques, les retraites, le SMIC, les congés payés…, toutes les conquêtes sociales du siècle dernier qui seront liquidées.

La sécurité sociale DOIT rester une prérogative de l’Etat! »

Agriculteurs et pêcheurs condamnés : Article 38 et 39 du TFUE

Agriculteurs dans la détrèsse
Savez-vous que les traités européens ont fait le choix de détruire notre agriculture familiale et notre pêche artisanale au profit des grands groupes de l’agroalimentaire et de la distribution ?
Les articles 38 et 39 du TFUE placent nos agriculteurs dans une concurrence insupportable avec des pays à très bas coût de salaire et les contraignent à une course folle à la productivité, au détriment de la santé, de l’environnement, de l’identité des terroirs et de la qualité gustative des aliments. C’est l’UE qui a introduit les OGM et qui veut nous imposer le « traité de libre-échange transatlantique » (souvent nommé TTIP ou TAFTA)!

Diplomatie soumise à Washington : Article 42

L’article 42 du traité sur l’Union européenne (TUE) subordonne la France aux décisions de l’OTAN, dont on sait qu’elle est dominée par les États-Unis
Loin d’être un contrepoids aux États-Unis, comme gauche et droite veulent nous le faire croire depuis des décennies, l’UE est au contraire leur très obéissant serviteur. Ce qui nous entraîne dans des guerres néocoloniales, qui risquent de dégénérer en conflit mondial !

Bien d’autres articles des traités européens vident de sens le principe même de nos élections, notamment :

  • les articles 3, 4, 5 et 6 du TFUE, qui confient aux institutions européennes des pouvoirs énormes et sans contrôle ;
  • les articles 67, 77 et 79 du TFUE, qui fixent une politique migratoire sans nous demander notre avis ;
  • l’article 123 du TFUE, qui retire à la Banque de France son pouvoir régalien de financement des collectivités publiques ;
  • l’article 282 du TFUE, qui nous impose une politique monétaire unique et déflationniste inadaptée à la situation française.
    Et ce ne sont là que quelques exemples !

Les Français ont-ils vraiment et consciemment donné leur accord pour la signature des traitées européens?

La réponse est NON !
Ce sont 55% des Français qui les ont expressément refusées par le référendum du 29 mai 2005.
C’est par un accord honteux — entre la droite, le centre et la gauche qu’une majorité de parlementaires français les ont quand même acceptées, en ratifiant le traité de Lisbonne dans le dos des Français en 2008.

Grâce à la sortie de l’Union européenne (Frexit) Nous réaliserons des économies considérables

Le Frexit nous permettra d’économiser chaque année 34 milliards d’euros, soit 170 milliards sur le quinquennat:

9 milliards d’euros (différentiel entre notre versement de 23 milliards d’euros et les fonds rétrocédés de 14 milliards) ;
5 milliards d’euros de dépenses liées à l’UE hors budget, dont les cofinancements et les condamnations pécuniaires ;
20 milliards d’euros récupérés sur la fraude et l’évasion fiscales des grandes entreprises, en rétablissant le contrôle des mouvements de capitaux actuellement interdit par les traités européens, et en modifiant la législation sur l’optimisation fiscale. À cela s’ajouteront des économies tout aussi monumentales (estimées à 39 milliards par an) découlant de l’allégement des réglementations issues de l’UE — et donc des coûts de gestion — qui pèsent sur les administrations publiques, les entreprises, les agriculteurs, les artisans, les TPE et les PME.

Quel été le coût pour le sauvetage de l’Euro entre 2009 et 2012?
Les experts du FMI ont calculé que depuis décembre 2009 les fonds publics engagés pour porter secours aux «pays de la périphérie» (Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) s’élèvent à plus de 1100 milliards d’euros.
source

Le sauvetage de l’euro va coûter 69 milliards à la France d’ici 2015
source

Fillon, Bayrou, Mélenchon, Hollande, Madelin… ou leurs nouveaux avatars Macron, Hamon, Valls… viennent nous bassiner les oreilles de leur refrain trompeur et manipulateur. Selon eu :

« Sortir de l’euro serait un désastre… »

«La zone euro est un échec», constate un économiste de la banque Natixis
https://francais.rt.com/economie/53760-zone-euro-est-echec-constate-economiste-banque-natixis

Réforme de la zone euro : l’échec consommé du président Macron
L’échec européen de Macron n’a rien de surprenant, pour qui connaît un peu la réalité de l’Europe. Qui pouvait sérieusement croire qu’il suffirait de trois discours inspirés sur l’avenir de «notre Europe» pour panser les plaies d’un continent meurtri par une décennie de crise économique, de tensions financières et migratoires et de ressentiment entre les peuples? Qui pouvait croire qu’il suffirait de grands mots pour effacer la réalité du déclassement majeur de la France en Europe face à la toute-puissance allemande? La démarche d’Emmanuel Macron était naïve par son ignorance des rapports de force, arrogante par sa démarche moralisante et idiote par son ignorance de la profondeur des dysfonctionnements de l’euro.
http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2018/06/05/31007-20180605ARTFIG00291-reforme-de-la-zone-euro-l-echec-consomme-du-president-macron.php

Joseph Stiglitz (prix Nobel)
Dans son nouvel essai, le prix Nobel d’économie et professeur à Columbia affirme que si l’Europe ne parvient pas à sortir de la crise, c’est avant tout à cause de la monnaie unique commune.
https://www.lesechos.fr/16/09/2016/lesechos.fr/0211291713174_joseph-stiglitz—–il-faudra-peut-etre-abandonner-l-euro-pour-sauver-le-projet-europeen–.htm