Page crée le : 17 juin 2014 à 14:52 -- dernière modification le : 17 juin 2014 à 15:24

L’Euro et la crise au service des riches

L’idée selon laquelle l’euro aurait échoué est dangereusement naïve.

L’euro fait exactement ce que le géniteur des principes de l’euro ( et le 1% des plus riches qui en avaient soutenu le principe) avait prévu et planifié qu’il fasse.

Robert Mundell, un canado-américain et un des pères de l’euro, volontaire et obstiné, était résolu à faire une chose: trouver une arme qui pourrait balayer la législation gouvernementale et le droit du travail. (Il détestait vraiment les plombiers syndiqués qui l’avaient empêché de déplacer son trône.)

« Il est très difficile de licencier des travailleurs en Europe », se plaignit-il. Sa contre-attaque : l’euro.

L’euro fera vraiment son travail quand la crise aura frappé, expliquât alors R. Mundell . Le retrait du contrôle du gouvernement sur la monnaie empêchera alors l’utilisation des politiques monétaire et budgétaire keynésiennes par les vilains petits élus pour sortir une nation de la récession.

« L’euro mettra la politique monétaire hors de la portée des hommes politiques », a-t-il dit. « Et sans la politique budgétaire, la seule façon pour les nations pour pouvoir conserver des emplois est la surenchère dans la réduction des règles du commerce. »

Il citât, alors les lois du travail, les règlements environnementaux et, bien sûr, les taxes et les impôts. Tout cela serait éliminé par l’euro. La démocratie ne serait pas autorisé à interférer avec le marché ( ou avec la plomberie ).

Comme un autre lauréat du prix Nobel, Paul Krugman l’avait remarqué, la création de la zone euro violait une observation de base de l’économie concernant les « zones monétaires optimales ». Cette observation pratique avait pourtant été théorisée par Robert Mundell en personne.

Pour lui, ce n’était pas une objection qui tienne. Pour Robert Mundell, le but de l’euro n’était pas de faire de l’Europe une puissante unité économique unifiée. Son but était approximativement le même que celui de Reagan et Thatcher : la révolution conservatrice.  source  et suite ….

Robert Alexander Mundell, né le 24 octobre 1932 à Latimer en Ontario, est un économiste canadien qui enseigne aux États-Unis. Il a fait ses études à l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université de Washington, et la London School of Economics.

Il est, avec Fleming, à l’origine de la théorie des zones monétaires optimales. Ainsi une zone monétaire est optimale si les zones économiques qui la composent n’ont pas de différentiel d’inflation, ne subissent pas de chocs asymétriques mais au contraire connaissent une libre circulation des individus (facteur travail) et des flux financiers (facteur capital).

C’est toujours dans l’idée d’une union monétaire européenne et d’une future devise nommée aujourd’hui l’euro, que Mundell a été conseiller auprès du comité monétaire de la Communauté économique européenne (CEE) en 1970, et qu’en 1972-73 il a fait partie du groupe d’études de la CEE sur l’Union monétaire. De plus, il a été conseiller pour plusieurs autres agences et organismes internationaux comprenant les Nations Unies, le FMI, la Banque Mondiale, plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe, le Réserve fédérale des États-Unis ainsi que le département du trésor américain et le gouvernement du Canada.

Robert Mundell a été récompensé en 1999 d’un « prix Nobel d’économie » pour ses contributions théoriques qu’il publia dans les années 60. Celles-ci mirent à l’étude les politiques monétaires et fiscales dans des économies ouvertes. Entre autres, Mundell mit en évidence la manière dont les échanges commerciaux peuvent contraindre les politiques macroéconomiques nationales. En ce sens, Mundell a été, depuis le début des années 70, un grand défenseur de l’unification monétaire européenne. Mundell est d’ailleurs surnommé un des pères de l’euro (€) ; Mundell aida à sa création avec notamment le travail qu’il effectua sur la théorie de l’optimalité de l’union monétaire en 1961.  source et suite ….

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