Page crée le : 8 mars 2014 à 12:17 -- dernière modification le : 30 décembre 2015 à 20:10

L’Union Européenne n’est pas la solution, L’UE est le problème!

Beaucoup de français l’ignorent encore, la politique de la France ne se décide plus à Paris mais à Bruxelles, siège de la Commission européenne mais aussi – on l’oublie — de l’OTAN. Cet abandon de souveraineté, contraire à notre Constitution a été accompli sur plusieurs dizaines années.

Dans toutes les grandes démocraties, la constitution est un texte court d’une vingtaine d’articles, rédigés dans un langage clair et compréhensible par tous.

A l’inverse, la Constitution Européenne concoctée par Valéry Giscard d’Estaing est un monument de technocratie et d’hermétisme, avec pas moins de 458 articles et plus de 400 pages auxquelles s’ajoutent de nombreuses annexes. Pour être certain qu’aucun citoyen ne puisse comprendre le sens du « contrat » qu’on lui demande de signer, les articles de la Constitution contiennent une multitude de renvois à d’autres articles ou à des traités européens précédents.

Les fondements du droit constitutionnel européennes sont malmenés, ce qui rappelle au premier plan cinq principes traditionnels conçus pour protéger les citoyens.

1. Une Constitution doit être lisible pour permettre un vote populaire : ce texte-là est illisible.

2. Une Constitution n’impose pas une politique ou une autre : ce texte-là est partisan.

3. Une Constitution est révisable : ce texte-là est verrouillé par une exigence de double unanimité.

4. Une Constitution protège de la tyrannie par la séparation des pouvoirs et par le contrôle des pouvoirs : ce texte-là n’organise pas un vrai contrôle des pouvoirs ni une réelle séparation des pouvoirs.

5. Une Constitution n’est pas octroyée par les puissants, elle est établie par le peuple lui-même, précisément pour se protéger de l’arbitraire des puissants, à travers une assemblée constituante, indépendante, élue pour ça et révoquée après : ce texte-là entérine des institutions européennes qui ont été écrites depuis cinquante ans par les hommes au pouvoir, à la fois juges et parties. source

En France le nouveau parlement européen serra élu au suffrage universel le 25 Mai 2014, mais son pouvoir est et  reste très limité. Le parlement Européen n’a par exemple pas le droit de proposer des lois. Quand au gouvernement européen, la dite « Commission » et son président, ils ne sont pas élus par les citoyens européens, hors c’est eux qui détiennent le pouvoir. Le président de la Commission est choisi par les dirigeants des états-membres, après des tractations opaques.

Le graphique suivant. est fortement intéressant et je vais vous montrer quel information intéressante se cache d’arrière ce graphique.500px-Institutions_de_l'Union_européenne.svg-2

Faisons une étudié nodale du système européen:

Les institutions européennes sont  compose de plusieurs éléments, qui sont relié entre elles à des mécanismes de coopération et de collaboration.
Quand on analyse un système la première chose à faire c’est l’analyse nodale, c’est à dire on s’intéresse aux liens qui reliant les différents éléments du système.
Plus un élément est connecté avec les autres éléments plus il est central et plus il est important.
La police utilise ce système « nodal » pour les écoutes téléphoniques et utilisé un logiciel  spécialement conçue à cet égard, pour déceler les leaders d’une cellule criminelle.
Revenons aux institutions européennes….
Les éléments faiblement connecte aux autres sont des éléments périphériques.
Le parlement Européen par exemple est un élément périphérique et son pouvoir est fortement limité.

* La commission européenne est l’organe exécutif de l’Union Européenne.
* Elle à le monopole de l’initiative législative
* Elle à un œil sur judiciaire
* La maitrise du calendrier
* et Aucun compte à rendre aux peuples européens

Il existe un nom pour décrire toutes ses points réunis en un : DICTATURE
La commission Européenne est une institution dictatoriale.

La commission européenne est donc le point nodal principal des institutions européennes. C’est  elle qui détient le réel pouvoir  et contrôle la quasi-totalité des institutions européennes.

La BCE comme démontre le graphique précédent est indépendante et ne doit rendre compte à personne ni aux institutions européennes!

C’est la Commission qui établit les lois, négociées à huis clos. Comme Viviane Reding, vice-présidente de la Commission a dit : « Il faut lentement, mais sûrement, comprendre qu’il n’y a plus de politique intérieure nationale ». Toutes les règles édictées par l’UE sont imprimées dans un recueil qui compte déjà 1.400.000 documents.

La Cour de Justice européenne (CEJ) peut retirer aux Etats membres des compétences pour intervenir dans leurs dispositifs législatifs. Depuis le Traité de Lisbonne, les pouvoirs des gouvernements nationaux sont subordonnés au Parlement européen, qui étend constamment ses prérogatives pour retirer aux États membres leur propres compétences. L’avis des citoyens n’est plus jamais demandé

Il existe en Europe une armée privée dont la fonction est de servir les objectifs de de la Commission européenne.  Elle ne figure pas dans le graphique précédent et se nomme EuroGendFor. Cette armée secrète ou unité d’intervention spéciale est composée de 3000 hommes et est basée à Vicence en Italie. Comme L’EGF n’est pas un organe de l’Union Européenne le parlement européen ne peut pas intervenir.

Quelle mission « devrait » la Commission européenne remplir?

Sur le site web vie-publique.fr on trouvé cette indication:
La Commission européenne promeut l’intérêt général de l’Union et prend les initiatives appropriées à cette fin.

Ceci est un mensonge grossier, car la Commission défend en première ligne les intérêts des multinationales. Le démantèlement des service publics est en contradiction avec cet « objectif  Trompe-l’œil« .

 » L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait ; elle ne fait pas ce qu’elle dit.
Elle dit ce qu’elle ne fait pas ; elle fait ce qu’elle ne dit pas.
Cette Europe qu’on nous construit, c’est une Europe en trompe l’œil.  » Voilà ce que pensait Pierre Bourdieu. Sa réflexion est le point de départ de ce livre. Aujourd’hui, l’Europe n’est pas une communauté de valeurs, mais une communauté d’intérêts où l’individualisme l’emporte chaque jour davantage sur le bien commun, à l’image d’une société américaine souvent décriée, mais de plus en plus imitée.

La privatisation des services de l’eau, notamment en Grèce et au Portugal, est l’une des conditions imposées dans le cadre des plans de sauvetage. Cette privatisation est vivement encouragée par la Commission européenne. Ce qu’elle reconnait explicitement dans un courrier du 26 septembre 2012 adressé à une large coalition de mouvements citoyens qui l’a interpellée sur le sujet. La privatisation des services hydriques peut « contribuer à la réduction de la dette (…), accroît les performances des entreprises, et, par extension, la compétitivité de l’économie, en rendant attractifs les investissements directs étrangers », répond une haut fonctionnaire de la Direction générale des Affaires économiques et financières de la Commission.

Article 106 TFUE
Si nos élites bradent le patrimoine public national ce n’est pas parce que la France est trop endettée. Non, si les services publics sont démantelés c’est tout simplement parce que nous y sommes contraints par les traités européens.

C’est la Commission européenne et le Conseil des ministres qui proposent des lois (article I-26-2), le Parlement européen, pourtant élu, n’en a pas la possibilité.

La politique européenne est élaborée par la Commission en étroite collaboration avec l’European Round Table (ERT), un lobby qui rassemble les dirigeants des grandes multinationales européennes. L’European Round Table est associée à toutes les grandes décisions en matière économique, financière, sociale, ou environnementale.

Depuis 20 ans, la construction européenne se fait toujours dans certains domaines (ceux qui favorisent les intérêts des grandes entreprises) et jamais dans d’autres domaines toujours remis à plus tard (ceux qui vont dans le sens de l’intérêt des citoyens-salariés-consommateurs). Ainsi, on a organisé une harmonisation financière et commerciale entre les pays, sans organiser une harmonisation équivalente de la fiscalité, des salaires, et des charges sociales. C’est ce qui permet à certains pays de pratiquer un « dumping » fiscal et social pour attirer les délocalisations. C’est le cas en particulier des pays d’Europe de l’Est, récemment intégrés dans l’Union afin d’offrir aux entreprises un réservoir de main d’œuvre bon marché.

Contrôler notre monnaie ( Etienne Chouard )
Article 123 TUE  ( traité de Lisbonne) ou ancien article 104 du traité de Maastricht

C’est incroyable, vraiment incroyable.

Nos gouvernements ont totalement abandonné la création monétaire aux banques privées.

Nos prétendus « représentants » (par l’art. 104 du traité de Maastricht) ont carrément interdit à l’État de créer lui-même la monnaie dont il a besoin pour financer les services publics.

Et la politique monétaire (dirigée exclusivement contre l’inflation), qui accompagne le sabordage monétaire de l’art. 104, est profondément injuste — favorable aux oisifs et défavorable à ceux qui vivent de leur travail : cette politique monétaire antisociale entraîne à la fois une dette publique exponentielle extravagante et un chômage de masse scandaleux. source

Une Europe qui favorise les délocalisations

barrosoLe président néo-libéral et pro-américain de la Commission européenne est loin de vouloir remédier à cette dissymétrie. José Manuel Barroso (photo à gauche) estime que « la concurrence fiscale » des nouveaux pays de l’UE est « juste ». Il a qualifié « d’irréaliste » l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés au niveau européen. Quant aux délocalisations, José Manuel Barroso a le mérite d’être clair. En février 2005, il a déclaré: « Les délocalisations sont des décisions que les entreprises peuvent et doivent prendre ». L’article 63 du TFUE rend possible les délocalisations

 

Dans la vidéo haut dessus un passage est consacré au commissaire Européen  Karel de Gucht. Il est également très activement implique à la confection du Traité du grand marché transatlantique (TAFTA).

La mondialisation libérale consiste principalement en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales.

Les milliardaires sont plus nombreux et plus riches en 2014 et cela n’est pas étonnent car l’économie mondiale fonctionne comme une vase communicante, en clair cela veut dire que le travailleurs sont de plus en plus pauvres, la classe moyenne doit également contribuer de plus en plus, surtout en payant de plus en plus d’impôts, un gel des salaires contribue à la baisse du pouvoir d’achat, sans parler des démunis. Les Restos du cœur distribuent plus d’un millions de repas …

Nous assistons impuissant à la désindustrialisation et le déclin géopolitique de la France et des autres pays européens…

L’utopie de pouvoir changer l’Europe


Pour transformer l’ UE en Europe sociale, ce sont tous les Traités qu’il faut changer, puisque ceux-ci ont été mis au point dans l’intérêt du monde de la finance et des multinationales. Ce n’est pas juste quelques virgules à changer, ici ou là. L’article 48 du TUE stipule expressément que toute modification des traitées doit être statué à l’unanimité des 28 états membres. Il est quasiment impossible d’avoir l’unanimité des 28 pays et l’Europe na pas fini de grandir …

Comment est géré l’argent des européens?

L’ UE, la  plus grande arnaque du monde documentaire en français 2015

La destruction des services publics est une conséquence de l’adoption de la constitution européenne

La constitution européenne prévoit de privatiser et d’ouvrir à la concurrence les services publics, les aides publiques sont interdites (article III-166-2). C’est la mort des services publics qui est ainsi programmée, l’activité humaine est « marchandisée ».

Le non respect de l’avis de la population française

En 2005 une majorité avec 55% des français ont rejeté la constitution européenne!

Par décision n° 2007-560 du 2 décembre 2007 le Conseil Constitutionnel a estimé que « l’autorisation de ratifier le traité modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne ne peut intervenir qu’après révision de la Constitution ».

Ce jugement signifie que sans la réforme constitutionnelle lancée par Nicolas SARKOZY en 2008, le traité de Lisbonne modifiant le traité établissant une Constitution pour l’Europe, refusé par la France lors du référendum de 2005, n’aurait jamais pu être ratifié.

Le parlement français, c’est à dire l’UMP et le PS ont en 2008 adopté malgré tout la constitution européenne (Traité de Lisbonne)!